Donc, aujourd’hui, les grandes banques sont convoquées à l’élysée pour la septième fois depuis le début de la crise, l’objectif étant de faire le point sur les bonus et les engagements pris l’année dernière en matière d’octroi de crédit en contrepartie de l’aide de l’état. Le déclencheur reste l’information sur la provision pour bonus de la BNP remontée cet été.

« Banquiers et assureurs ont été reçus mardi matin à l’Elysée. Le président de la République a fait le point sur la situation des établissements financiers français. Et a promis, d’ici la fin de la semaine, de « nouvelles dispositions » concernant la distribution de crédit aux entreprises et aux particuliers. »
Intéressant. Sauf que cet extrait date d’il y a un an (article complet de l’Express), et qu’il va être de plus en plus dur de convaincre que les leçons de la crise sont désormais acquises.
D’une part, certaines banques reprennent de l’assurance avec le rebond relatif des marchés financiers et réembauche des traders (les Echos). Cela se passe aux Etats-Unis, certes, mais les banques s’imitent rapidement; c’est un des charmes des marchés financiers.
D’autre part, les banques en France restent en deça des engagements de soutien au crédit des particuliers, mais aussi des entreprises. Et les gens commencent à râler (les Echos), en constatant les différents états des marchés (financier, en hausse, et emploi, en baisse pour longtemps).
Les marges de manoeuvres restent faibles face aux banques. Quelle personne voudrait secouer la caisse de dynamite sur laquelle elle est assise ? Si on ne les aide pas, les banques s’effondrent et l’économie entière avec. L’irrespect de leurs engagements ne les exposent à pas grand chose, car aucun état n’a effectivement intérêt à se tirer dans le pied au niveau international en pénalisant ses propres banques.
Les banques vont par ailleurs avoir bientôt une nouvelle occasion de se refaire une santé. L’Unedic va devoir emprunter (beaucoup) pour assurer les paiements de l’assurance chômage (on en avait déjà parlé) et elle vient d’obtenir la bonne note indispensable des agences de notation (AAA, plutôt facile quand on a l’état en garant), ce qui va lui permettre de… solliciter les emprunts en question (Boursorama).
Quand je serai grand, je veux être banquier.
PS : ça, c’est excellent.
Edit (26/08) : un excellent article qui résume bien le problème des bonus accordés aux traders, publié aujourd’hui (Novethic).
Tags: banques, bonus, conditions financières, crise, prêts
Imprimer cet article




Lalourde est disponible sur votre iPhone.