La souris et le pot de crème,
ou pourquoi il est toujours préférable d’agir et de bien s’entourer !

Vous avez peut être déjà entendu parler de ce petit conte pour entreprise et valeureux salariés :
Comme à leurs habitudes, deux charmantes petites souris se promènent dans la cuisine en l’absence des propriétaires. A la recherche, ne serait-ce que de quelques miettes ou autres épluchures à l’abandon, elles sont soudain attirées par l’odeur irrésistible d’un pot de crème encore tout frais. Nos deux comparses ne résistent pas et tête la première glissent dans le pot ! Une fois à l’intérieur et bien qu’entourées de cette délicieuse crème fraîche liquide, l’horrible constat ne fait aucun doute : pas une seule prise pour s’élancer ou pour s’accrocher sur les rebords glissants du fameux pot de crème. Comment vont-elles parvenir à s’en sortir ? Elles s’agitent, s’affolent même. Prise de panique sans doute, l’une des deux, voyant l’impossibilité de s’en sortir, se laisse couler doucement au fond du pot de crème vers une fin inéluctable.
La deuxième, quant à elle, n’arrive pas à s’en remettre à ce fatal destin et tente encore et encore de s’accrocher au bord du pot de crème. Tant et si bien, qu’à force d’agiter ses petites pattes, la crème fraîche se solidifie petit à petit. Elle finit même par se transformer en beurre, ce qui lui permet d’avoir enfin une prise pour quitter le fameux pot de crème ! »
Si vous croyez à cette histoire et même si Franck Abagnale Senior, alias Christopher Walken, est très convaincant (quel talent !) dans « Attrape-moi si tu peux » , commandez vite vos prochains cadeaux au père noël ! Vous pouvez bien entendu croire au sauvetage du monde par un super héros et vous la jouer solo en entreprise tel le Bruce Willis commun de tous les scénarii d’Hollywood des années 80, 90 et 2000.
Mais si vous permettez, un petit conseil d’ami :
Certes, en cas de difficulté, il est préférable d’agir plutôt que de subir. ( Quand le vent tourne, que l’ambiance est vraiment dure et que les négociations collectives peinent à démarrer, une transaction bien menée avec l’appui d’un avocat peut vous faire gagner du temps si vous êtes pressé de quitter au plus vite les lieux pour un autre poste par exemple). Mais ne laissez en aucun cas tomber votre ou vos comparses et à fortiori votre équipe. Il est tout-à-fait jouable de défendre ses intérêts et ceux de ses collaborateurs. D’autre part il est fortement recommandé dans ces périodes de disette d’assurer ses arrières et de ne surtout pas s’isoler :
Si vous traînez trop dans la cuisine et que vous vous sentez piégé, pris entre le marteau et l’enclume, ne comptez pas seulement sur vos cuisses de souris, capables à elles seules de remplacer un fouet Moulinex Odacio 3 pour vous sortir du pot de crème.
Echanger tout en sachant rester dans son rôle et pouvoir compter aussi sur un CE, des représentants du personnel constructifs pour vous sortir de là et votre équipe, c’est vraisemblablement moins risqué, certes plus long, mais cela peut beaucoup mieux vous couvrir.
Et vous verrez c’est beaucoup agréable de se regarder dans une glace après. A condition bien sûr de ne pas se la jouer personnel, cynique et de vouloir servir sincèrement les intérêts collectifs.
N’oubliez pas que dans une négociation, le nombre fait la force. Et plus encore si vous n’êtes pas le roi de la négociation et que vous ne savez pas échapper par exemple au fameux dilemme du négociateur « doux » et du négociateur « dur ».
Tags: avocat, développement personnel, négociation, ressources humaines, syndicats
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